Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 15:31

 

 

CERVEAU: Avec des neurones neufs, des chercheurs réparent des circuits cérébraux



 

Par greffes de neurones et reconstruction de « l'installation électrique » des circuits cérébraux, ces chercheurs d’Harvard sont parvenus à rétablir une fonction cérébrale normale chez des souris atteintes d'un trouble neurologique. Il ne s’agit pas d’une simple neurogenèse mais d’une véritable reconstruction. Cette avancée suggère que l’on pourrait réparer le cerveau, plus qu’on ne le pensait, et promet de nouvelles approches thérapeutiques pour les blessures de la moelle épinière, l'autisme, l'épilepsie, la sclérose latérale amyotrophique, la maladie de Parkinson ou encore la maladie de Huntington. Ces conclusions viennent d’être publiées dans la revue Science du 25 novembre.


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Ces scientifiques l'Université Harvard (Massachusetts) et du Beth Israel Deaconess Medical Center (BIDMC) ont transplanté des neurones embryonnaires « en bonne santé » à un stade soigneusement sélectionnés de leur développement dans l'hypothalamus de souris incapables de répondre à la leptine, une hormone qui régule le métabolisme et le contrôle du poids corporel. Ces souris mutantes développent normalement une obésité morbide, mais cette greffe de neurones a réparé circuits du cerveau, leur permettant de répondre normalement à la leptine et de prendre ainsi beaucoup moins de poids.

 

La réparation a eu lieu au niveau cellulaire de l'hypothalamus. L’hypothalamus est une région critique du cerveau qui régit la faim, le métabolisme, la température du corps et certains comportements comme le sexe et l'agressivité. "Il n'y a que deux zones du cerveau connues qui peuvent accueillir une greffe de remplacement de neurones (neurogenèse), à grande échelle, à l'âge adulte. Le bulbe olfactif et le gyrus denté de l'hippocampe", explique Jeffrey Macklis, professeur sur les Cellules souches à la Harvard University et l'un des trois auteurs de l’article. «Les neurones qui sont ajoutés à l'âge adulte dans ces deux régions sont généralement assez petits et sont censés agir un peu comme les commandes de volume de signalisations spécifiques. Ici, nous avons refait l'installation électrique des circuits cérébraux, ce qui ne se fait pas naturellement avec la neurogenèse, et cela a permis de restaurer une fonction cérébrale normale. " Enfin, pour placer les cellules transplantées exactement dans la bonne région de l'hypothalamus, les chercheurs ont utilisé une technique appelée microscopie ultra-sons à haute résolution.

 

Ces neurones naissant ont survécu au processus de transplantation et se sont correctement intégrés dans les circuits. Les chercheurs expliquent que ces neurones récemment développés communiquent avec les autres neurones par contacts synaptiques, et que le cerveau, à son tour, émet un signal en retour. En réponse à la leptine, à l'insuline et au glucose, ces neurones ont effectivement rejoint le réseau du cerveau et recablé les circuits endommagés. L’un des auteurs explique : « Je suis frappé qu'un nombre relativement restreint de neurones génétiquement normaux puisse réparer efficacement les circuits. "

 

De la neurogenèse à la réparation cérébrale: L’un des scientifiques de l’équipe, le Dr. Flier Jeffrey, doyen de la Harvard Medical School, avait en 2005, publié une étude historique, également dans la revue Science, montrant qu'un médicament expérimental était parvenu à stimuler l'ajout de nouveaux neurones dans l'hypothalamus et offrir un nouveau traitement possible de l'obésité. Cette étude suivait une recherche publiée en 2000 dans la revue Nature décrivant le processus l'induction de la neurogenèse dans le cortex cérébral de souris adultes.

 

Les chercheurs suggèrent l'idée plus large que de nouveaux neurones pourraient intégrer spécifiquement et réparer les circuits complexes défectueux dans le cerveau des mammifères.

 

Source : santelog.com

Par Dysmoi - Publié dans : Généralités - Communauté : Surdoués et hauts potentiels
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 13:55

L'hyperactivité serait une maladie génétique

 

C'est ce que met en évidence une étude anglo-saxonne. Et c'est une première. La maladie serait d'ordre neurologique et non comportemental.

 

Manque d'attention, incapacité à se concentrer, instabilité émotionnelle, impulsivité... font partie des symptômes de l'hyperactivité

 

Les parents des enfants hyperactifs ne sont pas à blâmer pour avoir échoué dans l'éducation de leurs enfants. Des chercheurs viennent en effet d'identifier des causes génétiques à cette maladie, qui serait un syndrome d'origine neurologique - et non psychologique.  

L'hyperactivité, aussi appelée "trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité" (ADHD), est surtout connue pour rendre les enfants qui en sont atteints "hors de contrôle". Mais aussi pour la controverse qui fait rage autour de la ritaline, médicament de la famille des amphétamines, largement utilisé -parfois à tort - aux Etats-Unis. On a également souvent pointé du doigt les parents, accusés de manquer d'autorité, ou de donner trop de bonbons à leurs enfants.  

 

Une maladie neurologique

 

L'étude, publiée dans la revue scientifique The Lancet, pourrait faire changer le regard que l'on porte sur l'hyperactivité. Les chercheurs viennent pour la première fois de montrer des modifications génétiques chez les enfants atteints d'hyperactivité. Et les marqueurs ADN découverts interviennent dans la même aire cérébrale que celle impliquée dans la schizophrénie et l'autisme. Ce qui signifie, selon les auteurs, que l'hyperactivité est une maladie d'origine neurologique, et non comportementale.  

"Nous espérons que ces découvertes aideront à vaincre la stigmatisation associée à l'hyperactivité", explique l'un des auteurs de l'étude. "On attribue trop souvent l'hyperactivité à une mauvaise éducation ou à l'alimentation. En tant que clinicienne, il était clair pour moi que c'était peu probable. Maintenant nous pouvons dire avec certitude que l'ADHD est une maladie génétique et que le cerveau des enfants atteints se développe différemment de celui des autres enfants".  

L'hérédité avait déjà été évoquée comme facteur déterminant dans l'apparition de cette maladie, qui toucherait 1 à 10% des enfants en âge scolaire. Mais le lien génétique n'avait jamais été mis en évidence.  

Les auteurs n'écartent toutefois pas totalement l'aspect environnemental. "L'hyperactivité est un trouble très complexe, dans lequel interviennent de nombreuses causes différentes. De multiples facteurs génétiques différents doivent être impliqués en même temps que d'autres, non génétiques", analyse le Dr Kate Langley, qui a également participé à cette étude.

 

 

Source : lexpress.fr

Par Dysmoi - Publié dans : TDAH - Communauté : Troubles des Apprentissages
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 22:47

INNOVATION

 

Le laboratoire de Psychologie et NeuroCognition de Grenoble facilite le diagnostic de la dyslexie bien avant les premiers troubles de lecture.

 

Jusqu’à aujourd’hui, le diagnostic de dyslexie était posé sur la base des performances de lecture de l’enfant à partir de 8 ans. L’examen comprenait une évaluation des compétences phonologiques car un déficit phonologique peut conduire au trouble dyslexique. Cependant, tous les enfants dyslexiques ne présentent pas de troubles phonologiques.

Evadys  

Sylviane Valdois, Directrice de recherche CNRS, a mis au point un nouveau concept qui identifie une cause de la dyslexie encore largement ignorée et fondamentale : le trouble de l’empan visuo-attentionnel. Ce symptôme se traduit par des difficultés du cerveau à traiter simultanément plusieurs lettres dans une séquence.

Il peut être détecté dès la petite enfance avant même l’apparition des troubles de lecture.

 

Avec l’aide d’un logiciel

Sur la base de ces résultats de recherche et grâce au programme de maturation technico-économique proposé à Sylviane Valdois par GRAVIT*, celle-ci a pu mettre au point un logiciel doté d’exercices informatisés et d’un traitement de données immédiat. Il apporte aux cliniciens en ½ heure un complément diagnostique indispensable pour orienter leurs patients vers le bon traitement. Cet outil est utilisé à titre routinier au Centre Référent des Troubles des Apprentissages du CHU de Grenoble.

 

Une licence exclusive accordée à OrthoEdition

Pour en assurer sa diffusion auprès des professionnels de santé, une licence exclusive de ce logiciel a été accordée par le CNRS et l’Université Pierre Mendès France via FIST, la filiale de valorisation de la recherche du CNRS, à OrthoEdition, la maison d’édition de la Fédération Nationale des Orthophonistes. Ce logiciel, unique au monde, sera également distribué à l’étranger.

 

* GRAVIT accompagne les laboratoires dans une phase de maturation de leurs résultats innovants en vue de préparer leur mise sur le marché. Certifié iso9001, GRAVIT propose un service complet qui inclut études de marché, stratégie de propriété intellectuelle, spécification et financement d’un démonstrateur, promotion-marketing des offres technologiques. Les membres de GRAVIT rassemblent 10 établissements de recherche et d’enseignement supérieur de Grenoble et de Savoie : CEA, CHU, CNRS, ESRF, Grenoble INP, ILL, INRIA, UJF, UDS, UPMF.

 

Source : espacedatapresse.com

 

 

Sylviane Valdois est la directrice de l’UPMF (Laboratoire de Psychologie et de Neurocognition). Ce laboratoire est associé au CNRS et est relié à trois universités (Grenoble I, Grenoble II (Cognisciences mené par Michel Zorman, médecin au centre référent de Grenoble), Chambéry).

Pour en savoir un peu plus sur les travaux de Syviane Valdois : ici

Visualisation ultra-rapide de séquences de lettres

Par Dysmoi - Publié dans : Dyslexie-dysorthographie - Communauté : Troubles des Apprentissages
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 13:28

Dyslexique, elle prend ses notes sur un iPad

 

 

Yseult, scolarisée en 3ème, atteinte de dyslexie, utilise une tablette iPad pour surmonter son handicap à l'école.

 

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Dans le cadre d'un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS), la jeune Yseult a le droit de venir en classe avec un iPad. La tablette tactile d'Apple l'aide à surmonter son handicap, la dyslexie, de différentes manières : l'iPad facilite la réécriture pour éviter les ratures, permet de prendre en photo le tableau pour éviter de recopier, et propose d'autres moyens de prises de notes, comme par exemple le recours à des cartes heuristiques.

L'utilisation de l'iPad plutôt que toute autre tablette est un hasard, explique sa mère. Et l'utilisation d'une tablette plutôt que d'un ordinateur portable est une décision personnelle, Yseult se sentant plus à l'aise sur un clavier tactile. Le tactile est aussi essentiel pour manipuler les cartes heuristiques. Autre avantage mis en avant par la collégienne, "l'iPad est moins lourd que l'ensemble des cahiers ou même qu'un ordinateur portable".

Tous les manuels ne sont pas disponibles en format numérique.

 

Quelques inconvénients subsistent : l'iPad n'intègre pas par défaut de correcteur d'orthographe comme dans Word (bien qu'il suggère des mots à la saisie), il ne permet pas de rédiger en langage mathématique, tous les livres ou manuels ne sont pas disponibles sous forme numérique...

Malgré tout, la tablette a une influence plutôt positive. Yseult est plus efficace. Les enseignants n'ont pas eu à adapter leurs cours, même si certains ont choisi de lui faciliter la vie en envoyant leurs devoirs en PDF. Les autres élèves y trouvent aussi leur compte, car Yseult très à l'aise avec son clavier est finalement plus rapide qu'eux à la prise de notes, et ses camarades peuvent rattraper leur retard sur elle. Ils lui demandent même de partager ses cours sur Facebook ! Passée la première phase de découverte, et la jalousie de certains, la tablette a trouvé sans problème sa place dans la classe.

 

Source : nousvousils.fr, publié le 21.11.2011, écrit par Quentin Duverger.

Par Dysmoi - Publié dans : Dyslexie-dysorthographie - Communauté : Troubles des Apprentissages
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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 15:46

news

 

Notre « GPS cérébral » décortiqué au scanner.

 

Des chercheurs britanniques sont parvenus à identifier notre système de navigation intérieur en scannant le cerveau de volontaires qui regardaient des vidéos de rues de Londres.


Les scanners ont révélé comment fonctionnait le "GPS cérébral" qui commande nos décisions lorsque nous nous rendons quelque part. Notre GPS intérieur sollicite deux parties du cerveau qui agissent conjointement pour nous guider dans un environnement donné. Ces régions du cerveau répondent à différents besoins. L'une d'entre elles mesure la distance à parcourir à vol d'oiseau pour atteindre une destination. Pendant qu'une seconde ajoute son petit grain de sel en calculant le chemin réel, la distance qu'il nous reste à parcourir avant d'atteindre un croisement par exemple.


Les chercheurs ont identifié notre système neuronal en scannant le cerveau des volontaires, au moment où ceux-ci regardaient des vidéos des rues du quartier de Soho, au cœur de la capitale britannique. "Jusqu'à présent, nous ne savions rien sur la façon dont le cerveau se représente les lieux dans lesquels nous souhaitons nous rendre", explique Hugo Spiers, neurologue à l'université de Londres, lors du congrès annuel de la société des neurosciences à Washington. Spiers et son associé Lorelei Howard, ont d'abord demandé aux volontaires  d'étudier des cartes du quartier de Soho. Les participants ont ensuite fait une visite du quartier pendant deux heures durant lesquelles ils devaient retenir les adresses de 23 bars, commerces et cafés.


L'autre phase de l'étude consistait à confronter les volontaires à une vidéo réalisée dans Soho, qui montrait les différentes rues et établissements du quartier. Lorsque la vidéo débutait, une photo représentant le lieu à atteindre apparaissait. À chaque croisement, les participants devaient indiquer quelle rue prendre, pendant que les mouvements de leur cerveau étaient analysés grâce à une IRM.

Cette nouvelle étude confirme que notre cerveau sollicite énormément la partie supérieure de l'hippocampe lorsque nous nous dirigeons. C'est ce qu'avait démontré en 2000 Eleanor Maguire, en scannant le cerveau des chauffeurs de taxi londoniens. Les résultats révélaient un hippocampe supérieur plus large que la moyenne chez ces conducteurs.

La prochaine étape des chercheurs britanniques consiste à identifier comment le cerveau décide du chemin à prendre.

 

Source : bonjour-docteur.com


 

Pour en savoir plus sur l’Hippocampe : ici

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